Vous avez un (ou plusieurs) cavalier qui « sait » ce qu’il faut faire, mais ne le fait pas?
Qui réussit pendant une séance mais pas à la suivante?
Au bout d’un moment, vous vous dites qu’il faudrait peut-être qu’il change de sport…
Mais, ce n’est peut-être pas de sa faute…
Connaissez-vous la dyspraxie? Il s’agit d’un dysfonctionnement moteur, dont 5 à 7% des enfants de 5 à 11ans sont atteints. Même en faisant attention, ils sont plus maladroits que la normale.
Le cerveau sait ce qu’il faut faire, mais le corps ne répond pas comme il le devrait. Le message passe mal ou pas du tout.
Cela se traduit par des déficiences au niveau de :
la tonicité posturale
la dynamique
la coordination œil / main
l’équilibre statique
la capacité à reproduire un geste
de se repérer dans l’espace
En équitation on peut trouver des cavaliers qui ne tendent pas leurs rênes, n’arrivent pas à retenir un parcours, sont peu toniques… Pourtant, ce n’est pas faute de leur répéter. Ils savent effectivement ce qu’ils devraient faire, mais sans résultat…
Or, nous avons tous déjà répondu : « Ba si tu le sais, fais-le! ».
En même temps, c’est une pathologie peu connue, et les parents n’en sont pas plus informés que nous…
Comment s’adapter?
Verbalisez les consignes en les débitant étape par étape.
Montrez comment exécuter un geste en guidant vous même le geste de l’élève, toujours étape par étape.
Mettez à disposition des outils adaptés. Par exemple, installez des gros cubes pour matérialiser un parcours.
Faites des concessions sur certains mouvements demandant trop de précision.
N’oublions pas qu’un bon pédagogue est aussi celui qui sait accepter et considérer les différences.
Hélène ![]()
