Suite à mon accident avec ma jument,
j’avoue ne pas être sereine lorsque je suis près d’elle quand je viens la voir…
Il m’est même arrivé de faire des cauchemars…
Mais comme il parait qu’il y a toujours du bon à ressortir de chaque situation qu’il nous arrive…
Je comprends ce sentiment de peur que peuvent ressentir mes cavaliers à cheval.
Car oui,
Cet accident m’a fait peur.
J’ai pris conscience qu’à quelques centimètres près j’ai failli ne plus jamais revoir mon petit garçon…
Avoir peur, ça veut dire que l’on craint pour son physique et son psychique.
– Peur de se blesser
– Peur des conséquences que cela peut engendrer dans notre vie personnelle et professionnelle
– Peur de ne pas réussir, d’être en échec et donc avoir un sentiment désagréable, être triste
Mais si on craint pour soi, ça veut aussi dire que l’on prend soin de soi, que l’on fait attention à soi, que l’on se respecte.
Et ça c’est bien.
Il faut dire aux élèves que c’est bien et qu’ils ont raison de se respecter.
En leur disant, on va commencer à inverser la dynamique.
On va passer d’une dynamique négative (la peur) à une dynamique positive.
On met du positif en eux.
Il faut aussi leur dire que c’est normal d’avoir peur, et que nous aussi ça nous est déjà arrivé (ils ne sont pas seuls).
C’est normal d’avoir peur, car on leur demande quelque chose qu’ils n’ont jamais fait, car le cheval est un gros animal, car c’est un sport à risque…
Mais si tout a été bien fait précédemment, ce sont des risques mesurés (cavalerie adaptée, exercice adapté…)
Mes phrases fétiches :« Si je te demande de le faire, c’est que tu peux le faire. Est-ce que je t’ai déjà mis dans une situation qui t’as mis en grande difficulté ? Tu peux le faire car tu maitrises la direction, la vitesse, tu es stable dans ton équilibre… »
Argumenter pour prouver au cavalier qu’il peut le faire.
On peut même aller plus loin en lui disant : « je ne te demande pas de sauter 110 car à l’heure d’aujourd’hui tu n’as pas tous les outils, pas assez d’expérience… Mais par contre, ce que je te demande aujourd’hui, tu peux le faire. »
On peut aussi utiliser des techniques de respiration, de visualisation mentale…
N’oublions pas que notre mission est aussi de développer chez l’élève des compétences comme la détermination, la confiance en soi, l’envie de se dépasser…
Ce n’est pas en le « cassant » ni en l’ignorant que l’on réussira.
Alors oui parfois ça « agace » quand l’on trouve que les cavaliers ne font pas d’efforts ou qu’ils ont peur « pour rien ».
Mais ça il faut le garder pour nous.
Patience et empathie sont les maitres mots !
Hélène ![]()
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