Quasiment un an et demi sans concours…
On s’y était presque habitué.
Nous avions trouvé un nouveau rythme.
De nouvelles activités : journées de stage hunter, sauts, …
Les réveils très matinaux et les retours tardifs ne m’avaient pas manqué!
Et quand il a fallu faire le programme des concours,
Relancer une conversation Whatsapp pour l’organisation, etc…
J’y avais presque assez peu de motivation.
Mais après 4 concours en extérieur,
Qui se sont pourtant beaucoup enchainés,
Je me dis : Qu’est-ce que c’est formateur et enrichissant pour les cavaliers!
J’entends souvent : « Non la compet ce n’est pas bien, l’esprit n’est pas bon…
« Je pense que ça dépend vraiment de la façon dont on l’aborde.
J’explique toujours à mes cavaliers qui débutent la compétition,
Que c’est l’occasion de passer une journée avec un cheval,
De se challenger,
Tout en étant accompagné par d’autres cavaliers du club et donc de passer une journée conviviale.
Au final,
Le résultat devient presque anecdotique.(Même si moi il me permet de prendre note des pistes de travail à suivre).
Mais surtout,
Lors de ces derniers concours,
J’ai pu observer une chose très intéressante.
Les sorties en concours permettent de faire éclore certaines personnalités.
Une jeune cavalière m’a épaté par son aplomb.
Elle, qui il y a quelques temps n’était pas très téméraire, a fait preuve de détermination et d’un calme étonnant face à sa ponette un « peu joyeuse » à la détente et sur la piste.
Une de mes autres cavalières, très timide de nature, s’est retrouvé avec un beau sourire et un bon débit de paroles après son tout premier classement!
Je trouve que les compétitions permettent de sortir les élèves de leur zone de confort.
Et donc de l’agrandir petit à petit.
De plus,
Elles nous permettent de mieux connaitre nos cavaliers.
Nous les voyons évoluer sous un autre angle.
Cela nous aide donc à mieux les guider et adapter notre langage.
Donc oui,
Pour moi la pratique de la compétition est une bonne idée,
A condition d’y aller dans l’objectif de développer des compétences cognitives et affectives chez les cavaliers : confiance en soi, dépassement de soi, autonomie, responsabilité, sociabilisation, remise en question, …
(Et de penser à amener une table pour prendre l’apéro, sinon ce n’est pas drôle
)
Hélène ![]()
