Pour se sentir bien dans sa vie,
Je trouve que c’est important de trouver un juste équilibre entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle.
C’est un métier où il faut beaucoup donné mais il faut aussi se préserver.
Se préserver pour tenir sur la durée,
Mais aussi pour rester fidèle à qui nous sommes et ne pas oublier pourquoi nous avons choisi ce métier.
Voici mon ensemble de principes, mes lignes de conduite que je m’efforce de suivre :
– Ne pas faire faire aux chevaux plus qu’ils ne peuvent.
– Passer le plus de temps possible avec la cavalerie.
– La féliciter sincèrement et leur montrer ma gratitude (je leur dit souvent merci et que je suis fière d’eux).
– Avoir le respect du client : jamais un mot plus haut que l’autre.
– Dire aux cavaliers quand c’est bien et leur dire qu’ils peuvent savourer leur réussite.
– Tous les élèves doivent sortir de leur séance en étant confiant.- Ecouter les cavaliers quand ils parlent, les laisser terminer leur phrase avant de parler.
– Faire comprendre aux cavaliers que c’est à eux d’être clair et relâché avec leur cheval, et à moi de mettre en place des situations adaptées pour le confort des cavaliers et surtout de la cavalerie.
– Aller étape par étape (que ce soit pour les chevaux ou les cavaliers).
– Les selleries, aires de travail et de pansage, matériel, toujours propre, rangés et en bon état.- Prévoir mes séances.
– M’autoriser du temps hors cheval.
– Faire attention à moi (parfois le balayage des aires de pansage peut attendre le lendemain si mon petit garçon m’attend à la maison).
– Prendre du recul face à certaines situations d’ordre relationnel.
– …
Ces principes m’aident à conserver ce que j’appelle : « mon réservoir de motivation ».
S’il est épuisé, je suis de mauvaise humeur, fatigué, je perds patience, je n’ai plus envie de m’investir…
Et forcément ça se ressent sur la qualité de mon travail et ce n’est agréable pour personne.
De mon côté,
La plus grande difficulté que j’ai rencontré et qui a failli me faire arrêter le métier il y a quelques années,
C’était le manque d’idées.
Et ce sentiment de vide en entrant dans la carrière : « Bon, qu’est-ce que je vais leur faire faire… »
Je trouve qu’il n’y a rien de plus désagréable pour les cavaliers qu’un enseignant qui a l’air de s’ennuyer.
Comment donner envie aux élèves de se surpasser, d’être sûr de soi, de comprendre le cheval,
Si l’enseignant qu’il a en face de lui n’est pas impliqué dans ce qu’il fait?
Comme j’avais tout de même l’envie profonde de continuer ce métier,
J’ai commencé à noter des exercices dans un carnet.
Ainsi,
Le jours où je n’avais pas le temps de préparer mes séances ou que je n’avais pas d’idées,
Je piochais dedans.
Plus j’en notais, plus j’avais envie de trouver de meilleures façons d’apprendre l’équitation à mes cavaliers.
Et puis un jour,
Je me suis dit que je ne devais pas être la seule dans ce cas.
J’ai alors décidé d’animer une page Facebook, un blog, un compte Instagram,
Afin de partager mes expériences, idées et points de vue.
J’ai mis au propre tous mes exercices préférés et en ai fait des fiches au format PDF.
J’ai créé des programmes annuels, un kit passage de galop, écris un livre…
Accompagner les enseignants dans leur métier est devenu une vraie passion pour moi.
Hélène ![]()
Enseignante tous niveaux tous publics
Experte fédérale en pédagogie
Formatrice BPJEPS et AE
