Bon certes je ne peux pas me moquer,
Il n’y a qu’à demander à mon cher et tendre.
Reconnaitre la gauche et la droite est compliqué pour moi.
Surtout lorsque je conduis et qu’il est passager.
Vous savez comment sont les hommes quand les femmes sont au volant…
Ils nous stress et du coup nous perdons nos moyens.
J’en viens à faire le parallèle avec les cavaliers.
Combien de fois nous avons dit : « à droite, l’autre droite! »
Combien de fois nous leur avons demandé pourquoi ils ont coupé leur tracé…Ils sont tellement pris par leurs émotions, que leur cerveau n’est plus assez oxygéné pour réfléchir.
Surtout les adultes.
Ils ont tellement envie de bien faire, qu’ils se mettent une pression de dingue.
Et ceux qui en pâtissent en premier, ce sont les chevaux.
Ce que je fais maintenant,
C’est qu’avant de lancer mes élèves sur leur exercice
,Je leur rappelle combien il est important d’être lucide et clair.
Voilà typiquement le discours que je leur tiens avant de s’élancer sur un parcours par exemple : »Pensez bien que vos chevaux n’ont aucune idée du tracé qu’il va falloir effectué, ils n’ont aucune idée de l’allure à laquelle il va falloir aller. C’est vous, et vous seuls qui allez les guider. Vous, vous connaissez le parcours. Vous savez ce qu’il faut faire. Vous avez les outils techniques pour que ça se passe bien, vous êtes prêts. Donc guidez votre cheval pour qu’il sache bien quel obstacle sauter et mettez-le dans les meilleures conditions, on arrive face à son obstacle, avec la bonne vitesse, on regarde le prochain obstacle parce qu’on sait où il est, etc… »
Dans mon discours, Je fais prendre conscience à mes cavaliers que c’est à eux de se prendre en charge.
Mais aussi, je leur montre que je suis confiante face à leurs capacités. Ce que je leur répète très souvent : « Si je vous propose de faire ça, c’est que vous êtes prêts à le faire. Moi non plus je ne veux pas que vous vous fassiez mal ou peur. Je veux que vous vous dépassiez, parce que c’est ce qui va vous faire grandir. Est-ce que je vous ai déjà fait faire un exercice que vous n’étiez pas capable de faire? Non, donc let’s go! »
Si nous disons aux cavaliers : « Ca, tu n’es pas encore prêts à le faire, mais ça oui. »
Ils vont se dire : « ok, mon enseignant me connait, il sait ce dont je suis capable, donc là je sais que j’ai les ressources nécessaires pour réaliser l’exercice en sécurité et me concentrer sur ce qu’il y a à faire ».
Ca fonctionne avec tous les niveaux et tous les âges.
Une fois de plus,
Communiquer, rassurer et encourager doit se faire dans la bienveillance.
Et être bienveillant ce n’est pas être dans le monde des bisounours.
C’est parler en connaissance de cause, sur un ton clair, avec assurance, respect, et surtout,
En gardant en tête que les cavaliers viennent pour sortir de leur quotidien et sur leur temps de loisir.
Parfois, c’est même moi qui leur dit : « Ne vous mettez pas la rate au cours bouillon, l’équitation c’est pour le plaisir ».Gérer le mental est tout aussi important que la technique.
Hélène ![]()
P.S: Pour retrouver les 70 fiches péda, les progressions annuelles et les outils pour s’alléger l’esprit, cliquez sur https://equicoachmoniteur.kneo.me/shop
