5 ans de nous

Il y a 5 ans je me lançais dans cette aventure!

Celle de vous partager mes idées d’exercice, mes expériences et mes réflexions.

5 ans de réseaux sociaux et de mails,

15 ans d’enseignement,

Et presque 34 ans de vie commune avec les chevaux puisque ma maman a des écuries.

🔹Pour fêter cela,

J’ai envie de vous dire ce que je pense de ce métier, de notre milieu, ma vision, mon engagement…

Et ce que j’aimerais voir s’améliorer.

🔹Ma vision de l’enseignement :

Pour moi, il est possible d’enseigner une équitation de qualité grâce à une pédagogie durable au service des chevaux, des poneys et des cavaliers.

J’entends par équitation de qualité, une équitation qui va dans le sens du cheval. Je cherche à avoir des cavaliers en place, qui aient une jolie position et qui utilisent leurs aides avec tact et à propos. J’ai envie d’avoir des cavaliers sereins et déterminés. En fait, je cherche à avoir des cavaliers qui soient confortables physiquement et mentalement pour la cavalerie.

J’ai envie de partager mes connaissances, mais aussi un savoir être. Enseigner c’est pour moi l’occasion d’être en relation avec des personnes qui aiment aussi les chevaux et poneys.

🔹Ma ligne de conduite :

Ma ligne de conduite c’est la bientraitance.

Bientraitance équine : Je cherche toujours à ce que ma cavalerie évolue dans un maximum de confort. Je ne lui fait jamais faire plus qu’elle ne peut physiquement, techniquement et mentalement.

Bientraitance humaine : Je ne veux pas vendre un produit. Je veux vendre une expérience. Je veux accompagner les équitants dans leur pratique, les aider à progresser dans la bienveillance, la confiance et la bonne humeur. Je veux fédérer une communauté de cavaliers qui a envie de passer de bons moments avec les chevaux tout en se challengeant. Un centre équestre c’est pour moi un lieu de rassemblement où des personnes d’âges et de milieux différents se retrouvent autour d’un point commun : le cheval.

🔹Mon engagement :

C’est important pour moi de tirer vers le haut mon entourage.

Que ce soit pour la cavalerie ou pour les cavaliers, je veux miser sur leurs points forts et développer chez eux leurs compétences sans jamais passer par la violence et l’humiliation.

La cavalerie ne doit pas souffrir à cause de moi, les cavaliers doivent repartir avec un sentiment d’accomplissement et le sourire.

🔹Mon point de vue sur le métier :

C’est un métier aux longues journées, qui demande beaucoup de patience, de détermination et de polyvalence. Il mériterait d’être plus reconnu financièrement et socialement.

De manière générale, je regrette le peu de temps qu’il reste pour monter soi-même. Pour vendre du bon pain, le boulanger le fait lui même et sait le vendre comme personne. Tout le monde se plaint du niveau des enseignants, mais ont-ils la possibilité de pratiquer eux-mêmes? Ont-ils le temps et les moyens pour le faire? Ont-ils des chevaux à monter? Ont-ils une pension incluse? Ont-ils vraiment envie? Alors, comment enseigner quelque chose que l’on ne pratique peu ou pas?

Je suis pour les échanges entre enseignants. Certains restent sur leur position, ne veulent pas s’ouvrir aux autres par peur de se faire voler la vedette sans doute ou de se montrer vulnérable. Mais à quoi bon? Pourquoi ne pas s’enrichir des autres pour être meilleur soi-même?

Beaucoup font ce métier parce qu’ils aiment les chevaux. Mais enseigner, c’est devoir aussi aimer les gens. Je me suis toujours promis de ne pas devenir cette enseignante aigrie qui crie sur ses cavaliers. Arrêtez moi si vous me voyez faire ça! Je ne supporte pas ceux qui parlent de façon hautaine et dédaignante. Que c’est désagréable pour les clients et les chevaux!

Je pense que la formation devrait durer deux ans, avec une entrée à l’âge minimum de 21 ans. Cela laisserait le temps de mûrir et de se former avant en management, en gestion d’établissement ou en communication par exemple. Cela découragerait ceux qui veulent faire le BPJEPS juste pour « passer le temps ». La formation devrait être reformatée avec plus de compréhension des besoins vitaux d’un cheval, en relation clientèle et surtout avoir un socle commun équestre. Un enseignant doit avoir des bases solides et une équitation remarquable. Ensuite il pourra se spécialiser.

Il est aussi essentiel de se former toute sa carrière. Que ce soit au niveau équestre ou autre. Ce peut être se former en relation interpersonnelle, en compta, en gestion…

Je trouve que des valeurs comme la rigueur, le respect, l’empathie, l’ouverture d’esprit, la détermination et l’humilité devraient être plus visibles dans l’enseignement.

🔹Mon point de vue sur le milieu :

Nous sommes très en retard. Certains professionnels sont des arriérés et nous en voyons aujourd’hui les conséquences : plus personne ne veut travailler dans ce milieu.

La société évolue c’est un fait, et il faut savoir s’adapter. « On a toujours fait comme ça », ou « C’est comme ça dans le milieu » ne fonctionne plus!

Chacun, qu’il soit dirigeant, salarié, indépendant ou en formation a le droit d’avoir du temps pour lui. C’est normal de vouloir passer du temps en famille ou avec des amis. C’est normal d’avoir envie de s’adonner à d’autres activités. C’est normal d’avoir envie de gagner correctement sa vie. Je regrette le manque d’ouverture de certains. En restant focus sur un seul sujet, nous ne pouvons pas élargir notre esprit. Les conséquences c’est que nous devenons aigris et critiquons facilement d’autres systèmes au lieu de prendre ce qui est bon à prendre.

Plus nous prenons soin de nous, plus nous sommes en mesure de prendre soin des autres, que ce soit des humains ou des animaux.

D’après moi, pour continuer sur le long terme à être une personne agréable, professionnelle et compétente, il faut trouver un juste équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle.

🔹Alors, est-ce que c’était mieux avant?

Je ne pense pas.

🔹Est-ce que ce sera mieux demain?

Oui je pense.

🔹Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui?

Et bien aujourd’hui, il faut rendre le métier plus attrayant. La TVA qui doit redescendre à 5,5% devrait permettre de mieux rémunérer les dirigeants et les salariés. Un enseignant devrait pouvoir avoir un cheval en pension incluse pour continuer à pratiquer ce qu’il enseigne et potentiellement arrondir ses fins de mois en faisant du commerce. Le droit du travail doit être respecté. Les centres équestres sont des entreprises, il est donc possible d’avoir des tiquets resto et chèques vacances pour augmenter le pouvoir d’achat, des primes d’intéressement ou autre avantage pour motiver les troupes.

De plus en plus de personnes spécialisées proposent des formations en présentiel ou en ligne, à tous les prix, donc plus d’excuses pour ne pas se former!

Le bien-être du cheval doit être une priorité. Plusieurs éthologues scientifiques font des études et les partagent, grâce à cela nous avons plus de connaissances sur le bien-être animal. Et attention, la clientèle va y être de plus en plus sensible. Ceux qui n’anticipent pas ce tournant vont se retrouver en difficultés.

Alors, on continue à s’ouvrir aux autres, à voir comment font les autres et à s’enrichir de leurs expériences en les respectant.

Et puis bien sûr, on continue de me suivre!

J’espère pouvoir vous aider à vous sentir moins seuls, à faciliter votre quotidien et tout simplement faire partie de votre métier.

Je tiens à garder mon authenticité. Je suis avant tout une enseignante comme vous.

Jamais je ne deviendrai une start up impersonnelle.

Je continuerai à écrire moi-même les publications et à répondre moi-même aux messages.

🔹Et pour finir,

MERCI.

Merci pour votre confiance, merci de me suivre et de me soutenir.

Merci de me faire évoluer. 🙏

Hélène

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