Bon j’ai décidé de faire ma donneuse de leçon ahah.
Hier,
Nous nous sommes questionnés sur notre façon d’enseigner.
Nous sommes passé d’une pédagogie directive à une pédagogie active voire ludique et même inversée.
Que de termes superflus.
Moi je pense que tous les excès sont mauvais donc j’utilise ces différentes formes en fonction de mon public, de son niveau, de ce que j’ai envie de transmettre…
Bref, je M’ADAPTE.
Aujourd’hui,
Le bien-être animal est à « la mode », et même un argument commercial alors que ce devrait être une normalité.
N’empêche que la société s’interroge,
Et voici une petite anecdote vécue la semaine dernière avec l’un de mes petits cavaliers de 10 ans :
Nous feuilletions un magazine pour un exercice de théorie, et là il voit une photo d’un cheval utilisé pour faire du maraichage.
Il me dit : « oh mais c’est de la maltraitance animale ça! »,
Je lui demande pourquoi il dit ça. Il me répond qu’il y a des tracteurs pour ça et que ce n’est pas juste pour le cheval.
Je lui dis ok, mais que c’est aussi plus écologique pour la planète, alors, qu’est-ce qui est mieux ou moins pire?
(Vous avez 4 heures ahah)
J’avoue que quelque part sa réflexion m’a touché, car l’avenir c’est eux et tant mieux si ils y sont sensibles.
Mais cela montre bien que c’est un sujet actuel et que la jeune génération s’en préoccupe déjà.
De même pour les questions environnementales.
Nous jouons les étonnés lorsque l’on apprend que des dizaines d’hectares ont brulé autour de la dune du Pilat.
Mais ça y est, le réchauffement climatique est là, devant nous.
Pourtant cela fait des années que des glaciers fondent, mais tant que ce n’est pas sous nos yeux nous ne nous en rendons pas compte.
Et lorsque des concours sont annulés pour cause de restrictions d’eau, on se dit mince, nous aussi sommes touchés.
Demain,
Comment est-ce que ce sera?
Demain c’est maintenant.
Et c’est maintenant qu’il faut ADAPTER notre fonctionnement.
Car demain nous aurons peut-être des quotas d’eau, d’électricité, de carburant et de déchets alloués par personne.
Peut-être qu’aussi il sera demandé un certain nombre de mètre carré par équidé dans les infrastructures avec des contrôles stricts.
Bref,
Les structures vont devoir s’ADAPTER.
Nous commençons à voir des systèmes d’irrigation par le sol pour les carrières qui limiterait la dépense en eau, c’est déjà une belle avancée.
Essayons au maximum de réparer le matériel plutôt que de le jeter.
Il y a tant à faire.
Il ne faut pas oublier que l’équitation n’est pas vitale pour notre survie humaine,
Donc plutôt que de tenter d’abuser du système à son maximum,
Jouons la carte de l’espace éducatif.
Faisons en sorte que les centres équestres soient un lieu où l’on sensibilise les gens au bien-être animal, à la cause écologique et au bien vivre ensemble.
Pour moi,
C’est ça l’avenir,
Et c’est aujourd’hui qu’il se construit,
Petites actions par petites actions,
En adaptant nos pratiques à ce qu’il se passe dans la société actuelle.
C’est bien de savoir de là où on vient,
Mais il faut surtout regarder devant et être visionnaire.
Hélène ![]()
