Cette année encore j’ai eu le plaisir d’être évaluateur pour les certifications du BPJEPS.
C’est un exercice que j’apprécie beaucoup car il permet :
– de rencontrer de futurs professionnels (ou non…, ou pas tout de suite en tout cas)
– de découvrir des personnes d’horizons différents
– d’échanger avec les autres évaluateurs
– de me sentir investi pour notre filière
Je repars toujours grandi de ces journées,
Mais je me sens aussi un peu plus vieille… car ça y est je me dis que je ne fais plus partie de la plus jeune génération!
Les nouveaux enseignants sont souvent critiqués sur leur niveau,
Pourtant je peux vous assurer que dans le lot il y en a qui tiennent la route.
Et sûrement plus que certains « vieux de la vieille »…
Il ne faut pas généraliser.
Cette année j’ai découvert des personnes qui n’ont pas peur de se remettre en question, qui acceptent notre point de vue et qui essaient vraiment de comprendre.
Bien sûr je ne vous cache pas qu’il me tient aussi à coeur de relever le niveau.
Et je ne suis pas la seule.
Mes collègues évaluateurs avaient aussi cette envie.
J’ai d’ailleurs pris beaucoup de plaisir à évaluer avec des personnes que je connaissais et d’autres que je ne connaissais pas.
Ce fût très enrichissant.
Certains élèves pensent que nous sommes là pour les casser ou que nous avons « nos têtes »…
Alors que c’est complètement faux!
Nous sommes là pour valider le fait qu’ils soient capables d’enseigner en sécurité et qu’ils apportent des connaissances et du savoir faire à leurs futurs cavaliers.
Mais aussi,
Qu’ils soient prêts à être lâchés dans l’arène.
S’ils sont juste techniquement ou qu’en terme de savoir être ça ne passe pas avec leurs futurs clients ou employeurs, ils vont se retrouver en difficulté.
En tant qu’évaluateur, nous avons la responsabilité d’assurer la sécurité affective de ces futurs enseignants.
Parfois il vaut mieux se redonner une année supplémentaire pour mûrir.
Ma ligne de conduite :
Lorsque j’observe un-e- candidat-e-, j’essaie de voir si j’aurais suffisamment confiance en lui-elle pour lui confier mon fils ou mes élèves,
Si il-elle est en mesure de leur apporter de la valeur,
Et surtout de quelle manière il-elle le fait.
L’élève doit montrer une certaine confiance en ses propos mais aussi être ouvert d’esprit,
Jovial tout en étant sérieux,
Empathique et être capable d’amener ses cavaliers à se dépasser.
Nous ne validons pas une UC pour faire plaisir,
Nous ne validons pas une UC parce que la tête de la personne ne nous revient pas.
Nous validons si nous estimons qu’elle est prête techniquement, relationnellement et psychologiquement.
C’est bien sur ces trois points que nous nous basons.
Hélène
