L’une des valeurs qui m’est chère, est le partage.
Tout est plus agréable si c’est partagé.
Les centres équestres et poney club sont des lieux formidables pour passer de bons moments.
Qui n’a jamais partagé ses secrets à son poney favori?
Qui n’a jamais fait de courses de brouette?
Qui n’a jamais repeint de barres d’obstacle?
Ces moments-là restent marqués à vie,
Parfois plus que les nombreuses heures à cheval!
L’odeur de la paille,
Le bruit des sabots,
La chaleur des naseaux près de soi…
Quel autre sport, quelle autre activité est aussi intense d’authenticité?
Aucune.
Oui, les écuries doivent être bien rangées et calmes,
Mais quel bonheur de voir des enfants s’amuser ensemble sans écrans!
Quel plaisir de boire un verre en compagnie de cavaliers adultes forts sympathiques!
Ne soyons pas trop rigides et stricts.
Deux ou trois brins de foin au sol valent bien une franche partie de rigolade à aider le soigneur de garde ce jour.
Le partage est pour moi une valeur sur laquelle les centres équestres doivent capitaliser.
Il faut oser mettre en avant que c’est un endroit convivial et chaleureux.
Mais surtout…
Il faut incarner soi-même le message.
Etre sympathique, souriant, à l’écoute…
Lorsqu’un cavalier pousse la porte d’un centre équestre,
Il ne doit pas sentir qu’il gêne ceux qui y travaillent.
C’est tellement plus agréable d’arriver dans un endroit où tout le monde est poli,
Où l’on peut trouver facilement quelqu’un pour nous aider à préparer…
L’accueil des cavaliers est capital,
C’est lui qui va d’emblé les mettre à l’aise ou non.
Puis,
C’est aussi à nous enseignants d’être garant de la qualité des relations entre chaque individu.
Parfois il faut savoir mettre le holà lorsqu’elle se détériore,
Ou mettre en place une situation pour que la clientèle se mélange entre elle.
Le partage de moment, d’émotions, d’encouragements, …
Favorise la fidélité.
La pratique même de l’équitation n’est pas suffisante.
Venir au centre équestre, retrouver ses camarades, préparer son cheval, monter, faire les soins, aider à la vie de l’écurie,
Est un tout qu’il faut savoir mener lorsque nous sommes dirigeants ou enseignants.
De mon point de vue,
Accepter de prendre le temps de se pencher sur ce sujet fait parti de notre métier.
Un enseignant doit pouvoir fédérer autour de lui avec bienveillance et avoir la culture club.
Des cavaliers qui s’entendent bien, progresseront mieux que si il y a des crispations au niveau des relations avec les autres.
C’est une affaire de savoir-vivre.
Hélène
