Retour sur le questionnaire partie 2

J’ai profité du questionnaire pour vous poser également des questions sur les barèmes actuels des épreuves club poney indices 4 et 3 en CSO.

Le CSO étant la discipline la plus pratiquée en France (84% des engagements), nous pouvons donc considérer qu’une majorité des cavaliers compétiteurs passent par ces épreuves au détriment d’autres disciplines.

Autre constatation,

Le barème A chrono est souvent utilisé. Ce système encourage à aller vite et je m’interroge sur le bien-fondé en termes de formation des cavaliers et de bien-être pour la cavalerie.

Voici les questions que je vous ai posé et leurs résultats (798 réponses) :

➡️ Pensez-vous que les épreuves de CSO grand prix et vitesse des indices 4 et 3 club poney soient formatrices pour les cavaliers ?

Vous êtes 80% à répondre qu’elles ne sont pas formatrices, et 20% à penser qu’elles le sont.

➡️ Pensez-vous que ce serait utile de les réformer ?

59% pensent que c’est une nécessité

37% répondent pourquoi pas

3% pensent que ce n’est pas très utile

➡️ Préférez-vous débuter vos cavaliers en compétition sur des épreuves : avec chrono / sans chrono ?

96% préfèrent débuter les cavaliers sur des épreuves sans chronomètre.

4% préfèrent débuter les cavaliers sur des épreuves avec chronomètre.

➡️ Aimeriez-vous pouvoir emmener (plus souvent) vos cavaliers en hunter ?

68% aimeraient pouvoir emmener (plus souvent) les cavaliers en hunter.

17% ne les emmènent pas en compétition.

10% ne sont pas intéressés par le hunter.

5% ne veulent pas emmener les cavaliers en hunter.

🔹Les points qui sont les plus ressortis :

Les épreuves de vitesse ont l’avantage de passer beaucoup de cavaliers à l’heure contrairement à d’autres disciplines. Ce qui par conséquent, est plus rentable pour le club organisateur et clubs participants puisqu’un cheval peut faire jusqu’à trois tours. L’aspect financier est un facteur essentiel.

Le CSO est aussi la discipline la plus médiatique et vous regrettez qu’elles fassent de l’ombre à ses homologues que vous estimez plus formatrices mais qui attirent moins la clientèle. L’expression « en CSO je remplis mon camion, en hunter ce n’est pas le cas » est ressortie plusieurs fois.

Vous estimez le hunter plus formateur que le CSO, mais certains trouvent que c’est un peu compliqué pour des novices : parcours assez long à retenir avec beaucoup d’informations. Toute la cavalerie ne s’y prête pas forcément (trotteur, « manque d’élégance » pour certains équidés, …). Le côté « strict » de cette discipline plait moins à votre clientèle. Les concours hunter sont rares, voir totalement absents dans certains secteurs géographiques.

Vous êtes nombreux à expliquer à vos cavaliers qu’il vaut mieux faire un joli tour que jouer le chronomètre et que c’est aux coachs d’inculquer cette philosophie. Mais vous reconnaissez que c’est difficile d’expliquer aux enfants et aux parents qu’il ne faut pas jouer « la gagne ».

Vous regrettez que les épreuves préparatoires soient considérées comme des épreuves de rebut et que les épreuves au temps optimum soient quasi inexistantes.

Certains trouvent que la compétition, quelque soit la discipline, ne rend pas service à la relation cavalier/cheval. D’autres organisent des concours internes et/ou challenge inter club et ne vont pas en concours officiels.

🔹Voici donc le bilan de ce questionnaire. Je vous remercie une nouvelle fois pour toutes vos réponses, le temps et l’énergie que vous y avez consacrés.

J’espère que cela portera ses fruits afin de se diriger vers une version plus éthique de notre sport.

Hélène

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