Nous entendons souvent dire que les cavaliers utilisent les chevaux et poneys,
Et n’essaient pas de les comprendre.
Heureusement, ce n’est pas ce que je ressens avec mes cavaliers et je les en remercie !
Mais à voir les réponses au questionnaire que je vous ai fait remplir la semaine dernière (un énorme merci pour toutes vos réponses!),
J’ai pu remarquer que beaucoup d’enseignants souffrent de ce manque d’intérêt des cavaliers pour l’animal cheval.
Et comme c’était les vacances dans notre zone,
J’ai beaucoup échangé avec mes cavaliers en stage (niveau G1/2 enfant).
Certains étaient des adhérents et d’autres étaient de petits vacanciers.
Le premier jour de stage,
Nous prenons toujours le temps d’observer les chevaux, de brosser, de faire du travail à pied puis ils montent un petit peu.
Mais là,
J’ai rajouté un exercice.
Je leur ai dit : « Imaginez, vous êtes un poney. Vous êtes au pré ou en stabulation avec vos copains, en train de manger, jouer ou dormir (j’ai mis mes talents d’actrice au devant de la scène pour les faire sourire!). Et d’un coup, il y a un humain qui arrive. Comment aimeriez-vous qu’ils vous aborde? Comment aimeriez-vous qu’il soit avec vous? »
Ils m’ont répondu qu’ils aimeraient qu’il soit calme, doux, qu’il n’ai pas peur…
Et ensuite,
Je leur ai posé la question suivante : « Imaginez, vous êtes un poney. Quel serait votre cavalier idéal? ».
Là ils aimeraient avoir un cavalier calme, serein, pas stressé, qui ne tire pas sur la bouche, qui ne fasse pas mal…
C’était vraiment touchant de les entendre et de les voir se mettre à la place des chevaux et poneys.
Bien sûr je leur ai dit qu’ils avaient raison (ils étaient super fiers!).
J’ai rajouté aussi que c’était normal et qu’ils avaient le droit en tant que cavaliers d’être parfois angoissé et de ne pas savoir tout faire,
Mais que lorsqu’ils sentaient le stress monté, valait mieux faire une pause, respirer, le dire à son enseignant, …
J’ai insisté sur le fait que nous sommes là pour les accompagner, les guider et qu’on ne leur fait jamais faire de choses trop compliquées pour eux.
Et que tout ça c’était important de façon à ce que ce soit agréable pour la cavalerie de club de côtoyer de petits cavaliers sympathiques et confortables pour le dos des poneys et chevaux.
Je vous invite à prendre cinq minutes et à poser ces questions à vos cavaliers ![]()
Hélène
