Nous entrons dans une nouvelle ère.
Celle où le bien-être animal est pris en compte.
De plus en plus d’associations animalistes militent pour défendre les droits des animaux.
Que nous les jugions extrémistes ou utiles,
Elles sont là.
Que ce soit pour interdire la consommation de viande,
Pour dénoncer les conditions de détention et d’abattage,
Ou pour se questionner sur l’utilisation des animaux domestiqués.
Le débat peut être houleux,
Mais force est de constater que des mesures sont déjà mises en place grâce à leur puissance et il faut en tenir compte.
Concernant la pratique de l’équitation,
Pour le moment, aucune règlementation ne fait état d’un nombre d’heures de cours maximum par jour.
Dans certaines structures, la cavalerie n’a pas le droit à son petit quart d’heure de pause entre deux cours.
Rien ne nous oblige à la laisser tranquille lorsqu’il fait plus de 30°,
Tout comme à lui laisser un jour off par semaine.
J’imagine que les grandes instances comptent sur le bon sens des professionnels pour cela…
Malheureusement,
Tout le monde ne se sent pas concerné par la question.
De plus,
J’ai le sentiment qu’une certaine perte de sens se fait de plus en plus grande dans le secteur de la compétition poney / club et amateur.
Toujours plus d’épreuves, plus de partants, plus de tours autorisés par cheval en championnat…
J’imagine qu’ouvrir la compétition au plus grand nombre permet de faire vivre tout un système économique,
Mais à quel prix et à quoi bon ?
Si la société s’interroge sur le bien-être animal, pourquoi ne pas emboiter le pas (puisque de toute façon nous y viendrons tôt ou tard) et cesser cette folie des grandeurs ?
Où est le respect d’un poney lorsqu’on lui demande de faire un tour barème A chrono où il faut jouer le tout pour le tout afin d’espérer être en haut du classement ?
Quelles valeurs allons nous inculquer à ces enfants ?
Et je ne parle pas des prises de risques dues à un niveau non adapté…
Nous,
Enseignants, dirigeants, organisateurs d’évènements, têtes pensantes des grandes instances,
Nous avons la responsabilité de créer un avenir durable et éthique pour les générations à venir.
Nous devons contribuer à la pérennité de la pratique de l’équitation en faisant attention à ceux qui nous font vivre : les chevaux.
C’est aujourd’hui que chacun doit se mobiliser en se posant cette question : que souhaitons-nous laisser à nos enfants et à nos animaux ?
Je crois en la nature humaine,
Et je suis persuadé que si chacun se questionne, ne serait-ce qu’un temps soit peu sur cette question, notre filière s’en sortira gagnante.
Il est temps de modifier notre fonctionnement avant que ça ne soit trop dur ou peut-être même trop tard.
Hélène ![]()
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