Je ne vous apprends rien en vous disant qu’il y a de grandes difficultés de recrutement dans notre filière concernant l’enseignement…
Petit retour en arrière.
En février dernier,
J’ai proposé un questionnaire permettant de mieux connaitre les raisons de ce problème.
J’ai reçu plus de 800 réponses.
A la question : qu’est-ce qui est le plus désagréable pour vous?
Vous avez répondu en grande majorité : pas assez de rémunération
A la deuxième place du podium : la mentalité du milieu
Et en troisième : le manque de reconnaissance.
A la question : avez-vous envie d’en faire votre métier jusqu’à la retraite?
Vous êtes 44% à répondre oui. Ce qui veut dire que plus de la moitié va délaisser le métier d’enseignant d’équitation.
Et à peine 50% d’entre vous estime qu’il réussit à conjuguer vie perso et vie pro.
9 mois plus tard,
Nous en sommes toujours au même point.
Je reçois toujours des messages me disant que certains font des burn out,
Que d’autres n’arrivent toujours pas à recruter donc font des heures interminables…
La FFE organise ce jeudi un congrès fédéral spécial « emploi et formations »,
En espérant qu’il y ai un replay car hâte de voir ce que les intervenants ont à dire.
De mon côté, je pense que chacun est responsable.
Responsable de dire non si vous n’êtes pas d’accord avec votre direction.
Responsable d’avoir choisi d’être enseignant et d’accepter les mauvais côtés de ce métier.
Accepter que vous n’êtes pas né en étant manager et que vous devez vous former.
Les autorités aussi sont responsables.
Car elles ont participé à créer ce moule.
A nous,
Personnes du terrain de faire remonter les informations.
A ce rythme,
Il faut revoir RAPIDEMENT les systèmes de formation, la convention collective,
Mais aussi établir des règles pour stopper la maltraitance des chevaux concernant les conditions d’hébergement et d’utilisation.
La pratique de l’équitation en France est en train de mourir à petit feu,
Il est temps de raviver la flamme intelligemment.
Je n’ai pas de baguette magique,
Mais je pense que si chacun y met un peu du sien,
Et ose s’exprimer,
Peut-être que les choses bougeront enfin.
Il faudra sans doute abandonner certains principes,
Arrêter la course au toujours plus,
Mais cela permettra de rendre la vie plus agréable aux chevaux et à ceux qui travaillent autour.
Il peut y avoir tellement de beaux moments, que ce serait dommage que ça s’arrête.
« Ce n’est pas le changement qui est difficile, c’est la résistance au changement qui l’est ».
Hélène
