Il y a 15 jours,
Je vous exprimais mon sentiment sur notre filière,
Qu’elle est en retard par rapport aux questionnements de la société actuelle,
Qui se soucie de plus en plus du bien-être des chevaux et de leur utilisation.
C’est un sujet houleux dont, nous enseignants, personnes du terrain,
Devons prendre nos responsabilités et montrer l’exemple.
En France,
Ce qui est le plus médiatisé c’est le CSO.
C’est la discipline la plus pratiquée en compétition.
C’est donc vers celle-ci que se tourne la majorité des centres équestres pour faire découvrir la compétition à leurs élèves.
Et quel est le barème le plus utilisé sur les premiers niveaux?
« Epreuve club 4 et poney 4 VITESSE ».
Ouvertes réglementairement à partir d’un niveau G2.
Nous demandons donc à des cavaliers manquant encore de stabilité, de justesse et de finesse dans leur utilisation des aides,
D’enchainer un parcours de 12 obstacles et d’aller le plus vite possible…
J’ai un peu (beaucoup) de mal à voir l’aspect pédagogique et éducatif de ses épreuves.
Alors on a beau dire à nos cavaliers qu’ils ont fait un joli tour même si ils n’ont pas gagné,
Et bien ils ont le « seum ».
Pourtant…
Il existe une discipline où il y a des sauts,
(et oui, beaucoup de cavaliers aiment sauter),
Où il n’y a pas de chronomètre,
Et dont le but est de bien faire les choses…
Je parle bien sûr du hunter.
De plus en plus connue car elle rentre dans ces critères de bien-être animal.
Il n’y a pas de stress à cause du chronomètre,
Il faut être en harmonie avec son cheval,
Utiliser discrètement ses aides,
Avoir pris le temps de faire beau son cheval…
C’est tout de même plus valorisant n’est-ce pas?
Et vous savez quoi?
Je suis convaincue que cette discipline va être de plus en plus répandue.
Qu’elle va devenir un socle commun pour tous les cavaliers.
Car de part ses dispositifs et sa façon d’être jugée,
Elle va permettre aux cavaliers d’améliorer la maitrise de la direction, utile pour les directionnels en CCE et les barrages en CSO.
La précision du tracé et la fluidité des transitions pour ceux qui voudront se tourner vers le dressage, etc…
Pas encore convaincu?
Qui dit hunter dit beaucoup moins de chutes qu’en CSO donc moins de blessures et de cavaliers qui se font peur.
Moins de barres tombées au sol et moins de refus,
Donc de meilleures expériences pour les élèves ET pour les chevaux.
Des détentes plus calmes où les coachs ne crient pas, donc des cavaliers moins stressés.
Et en plus,
La plupart de la cavalerie de club est capable de pratiquer cette discipline.
Cependant,
Vous allez me dire :
« Oui mais en tant qu’organisateur on passe moins de cavaliers à la journée, donc moins d’engagés, donc moins de flouze… »,
C’est vrai.
Mais quel est le plus important : « faire de l’argent ou donner un sens à son métier, sa passion? »
Il faut aussi savoir regarder sur le long terme.
En hunter, on préfère un cheval cadencé et tranquille,
Donc moins d’usure physique et mental,
Donc moins de frais véto et une cavalerie qui dure plus longtemps…
Aller, je vous donne un dernier argument :
En hunter, il y a une collection complète de dispositifs super fun,
Vous n’êtes pas prêts de vous ennuyer en cours et d’amuser vos élèves et vos chevaux !
Hélène ![]()
