Cette phrase, ces sous entendus,
« Qu’avant c’était mieux »,
« Que le niveau n’était pas le même »,
Nous l’entendons souvent.
Oui les conditions d’entrée n’étaient sans doute pas les mêmes,
Le niveau de sortie n’était pas le même…
Bla-bla-bla….
Aujourd’hui, j’ai envie de me fâcher un peu.
Ce n’est pas souvent mais ça arrive.
Car je suis lassée d’entendre et de voir sur les réseaux sociaux notamment,
Des gens se plaindre du niveau des enseignants d’aujourd’hui.
Que les formateurs ne sont pas bons,
Que les programmes ne sont pas bien,
Que la FFE ci ou ça…
Ok, ok, ok…
Et vous,
Les gens qui critiquent,
Que faites-vous pour que ça s’améliore?
Etes-vous juste là à regarder ce pauvre monde tomber en désuétude,
Ou prenez-vous le taureau par les cornes?
Que faites-vous pour aider ces jeunes de 20 ans qui découvrent le milieu professionnel?
Que faites-vous pour accompagner ces personnes qui se reconvertissent à 40 ans?
Au lieu de critiquer, agissez.
Je n’ai pas de baguette magique et je n’envisage pas de me lancer en politique.
Par contre,
J’essaie d’accueillir ces nouveaux confrères et consoeurs avec sympathie.
Je créé des contenus qui personnellement m’auraient aidé lorsque j’ai débuté.
Et je continue de penser qu’en étant ouvert d’esprit, notre monde ne peut que mieux se porter.
Mais je mets aussi en garde ceux qui ont envie de travailler dans ce milieu.
Je pose des questions comme : aimez-vous les gens?
Parce que pour enseigner, il faut aimer les autres…
Et êtes-vous appréciés par les gens?
Tout comme vous aimez les chevaux j’imagine,
Mais les chevaux vous aiment-ils?
Je trouve que beaucoup souhaitent mettre le cheval au coeur de la pratique.
Pourtant,
Je pense qu’avant d’être en mesure de bien s’occuper des chevaux,
Il faut d’abord savoir s’occuper de soi.
Se préoccuper de ce qui nous anime profondément,
Du souvenir que l’on a envie de laisser aux cavaliers….
Et aux chevaux!
Vous n’allez pas me contredire lorsque je dis que notre milieu est truffé de personnes aigries.
Elles sont devenues aigries parce qu’elles n’ont pas su dire non,
Pas su ou pas eu la possibilité de s’organiser,
Ou parce qu’elles n’ont pas réussi à suivre leur instinct,
Parce que mal accompagnées, ou pas le temps, pas l’énergie….
Et par conséquent c’est la cavalerie qui trinque!
Quand nous sommes aigris, fatigués, démotivés,
Nous perdons notre patience et notre passion…
Nous n’avons plus la foi de continuer à nous former,
Plus envie de bien faire et d’être consciencieux…
Et justement,
Je trouve que la nouvelle génération se soucie plus du bien-être des chevaux et de leur bien-être personnel.
Les jeunes ont envie d’avoir une vie à côté des chevaux.
Et c’est tant mieux car quand ils sont avec eux, ils sont vraiment contents et ont envie de faire au mieux pour eux.
Ils ont aussi envie que leurs cavaliers progressent.
Donc au lieu de perdre de l’énergie et du temps à critiquer,
Encourageons, aidons, accompagnons!
Soyons des grands frères et grandes soeurs bienveillants,
C’est de plus bien plus agréable pour soi-même.
Lorsque j’ai créé mon dernier contenu sur la création d’une fiche pédagogique,
Je me suis mise dans une posture pédagogique,
Car j’ai envie de me dire que les personnes qui vont suivre cette formation,
Seront peut-être celles avec qui je serais amenée à travailler à jour,
Où à qui je confierais des élèves ou peut-être même mon fils donc la prunelle de mes yeux.
Bon pour l’instant il préfère un cheval à deux roues et un guidon, mais qui sait!
Hélène
