Elles n’auront pas ma peau

Souvenez-vous début janvier,

Je vous avais dit que le maitre mot de cette année serait « good vibes ».

Cela avait plutôt bien commencé,

Et puis il y a un mois je suis tombée.

Je me suis cassé le bras.

Je me suis dit « bon un bras ce n’est pas grand chose, 6 semaines de repos et c’est reparti! ».

La vérité c’est que ce n’est pas 6 semaines mais 6 mois de repos car fracture complexe.

Je pourrai me laisser envahir par les mauvaises vibes.

Que nenni.

Elles n’auront pas ma peau!

Alors oui j’ai un côté de moi qui est déçu.

Notamment par rapport à mon cheval.

J’avais décidé de me faire plaisir cette année sur de beaux concours Hunter.

Nous avons beaucoup travaillé cet hiver.

J’ai repris point par point nos points faibles,

Nous les avons étudié un par un.

Nous avons fait un concours qui s’est soldé par un classement.

Et voilà,

Fin de saison pour moi.

Le cheval est parti manger de l’herbe avec des copains, il est ravi!

Il reprendra le travail le mois prochain avec ma soeur.

Ce sentiment de déception me fait penser à la même chose que lorsqu’un client part ou qu’il arrête de monter avec nous.

Nous nous sommes donnés,

Nous nous sommes investis,

Et il part.

Nous avons le sentiment d’avoir fait tout ça pour rien.

Nous devons nous remettre en question,

Essayer de comprendre ce que l’on peut améliorer,

Mais inutile de se taper la tête contre les murs.

Parfois c’est mieux comme ça,

Et on y peut rien.

L’essentiel est de tenir ses positions,

D’être toujours intègre.

La clientèle ça va ça vient.

Elle a tout à fait le droit de changer d’enseignant, de club.

Les cavaliers ne nous appartiennent pas.

Et puis quand il y a des changements,

Lorsque les plans sont modifiés,

C’est aussi l’occasion de faire autrement,

Et parfois au final, ça nous plait plus!

L’adaptabilité et notre capacité à ne pas prendre tout trop à coeur sont indispensables.

Hélène

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