Alors ça c’est un sujet!
Plusieurs options :
Les enseignants qui rabaissent :
« Mais non aucune raison d’avoir peur, tu es un trouillard c’est tout ».
Les enseignants qui vont entrer encore plus dans la peur :
« Tu as peur de sauter 80cm? Je vais monter la barre à 1m ».
Les enseignants qui s’en fichent :
« Tu ne veux pas monter ce poney parce qu’il va trop vite? Ok ne monte pas ».
Bon aller,
Un peu de pédagogie ne fera pas de mal à certains.
La peur ça peut finir par tuer l’envie de bien faire.
Ca peut même tuer l’envie de monter à cheval.
Et donc ça fait des clients en moins.
La peur c’est une réaction pour nous protéger d’un danger.
Elle est plus ou moins présente chez certains cavaliers,
Toujours est-il qu’elle est là et qu’il faut lui faire une place.
Il existe plusieurs façons de l’appréhender :
Faire parler l’élève, lui demander pourquoi il a cette peur.
Nous pouvons lui démontrer qu’il n’y a pas de raisons d’avoir peur.
Nous pouvons encourager et rassurer.
Mais nous pouvons aussi faire autrement.
Cette peur,
Nous pouvons lui donner une place.
Comme une bonne vieille copine.
Si nous nous mettons à la place de l’élève,
Ca pourrait donner cela :
« Ok là il faut que j’aille sauter cet obstacle. Je sais que tu es là ma peur. Tu es très forte car effectivement tu me fais trembler. Mais moi, mon envie profonde de y arriver et tout ce que je sais déjà faire on va aller le sauter cet obstacle. C’est ok, tu viens avec nous mais tu ne vas pas m’empêcher d’aller le sauter cet obstacle ».
Cette technique est applicable pour tout le monde et toutes les situations.
Elle donne tout simplement le courage de faire des choses et de se dépasser.
Plutôt que de culpabiliser en se disant que ce n’est pas bien d’avoir peur,
Ou qu’il ne faut pas avoir peur,
Nous lui faisons une place.
Ca n’a l’air de rien mais ça change beaucoup de choses!
Hélène
