Je trouve toujours étonnant que les publications qui parlent de compétition fassent autant réagir.
J’ai parfois le sentiment que certains trouvent que participer à des concours « c’est mal ».
Ils trouvent que vouloir chercher à être le meilleur n’est pas sain,
D’autres disent que cela permet d’avoir des objectifs, de se dépasser,
Et d’autres l’appréhendent dans le seul but de se faire plaisir peu importe le résultat.
Il y a pleins d’équitation différentes,
Chacun pratique celle qui lui plait et c’est le principal.
Rappelons juste que l’équitation est un sport,
Et comme dans tout sport il y a des compétitions, c’est normal.
Ce qui est sain ou non,
C’est la façon dont on l’aborde.
Pour moi la compétition permet aux élèves, notamment pour les jeunes, d’apprendre à :
– S’organiser
– Se responsabiliser
– Gérer ses propres émotions
– Gérer les émotions et prendre soin d’un autre individu (le cheval)
– Prendre confiance en leur capacité
– Encourager et aider les autres
– Gérer l’imprévu
– Avoir de l’audace
– Etre déterminé
– Etre à l’écoute
– Développer sa résilience
Tout en se faisant plaisir.
Néanmoins,
J’estime que l’on trouve aussi du plaisir lorsque l’on s’est donné au mieux de ce que l’on pouvait,
Et lorsque nous avons la satisfaction du travail bien fait.
C’est pour cela que je répète régulièrement à mes cavaliers ces 3 mots :
FOCUS / DETERMINATION / PLAISIR
J’avais d’ailleurs écrit une publication l’année dernière sur ces 3 mots.
Car oui pour moi,
Et je fais référence à la publication de lundi dernier qui a fait un « peu » réagir,
Si les cavaliers s’engagent à participer à un concours,
L’objectif est bien de tenter de mettre toutes les chances de leur côté pour que ça se passe bien.
Il est important qu’ils soient à l’écoute et impliqués.
Bien entendu,
Notre degré d’exigence n’est pas le même si le cavalier débute la compétition ou non, son âge, son niveau, ses objectifs…
Il faut savoir s’adapter en fonction de notre public.
Un concours c’est mettre en situation ce que l’on sait déjà faire à la maison.
L’enseignant est là pour apporter un soutien technique et créer autour du cavalier un environnement de confiance.
Mais à l’instant T le cavalier est seul sur son parcours ou reprise, à lui d’être acteur de son équitation.
Demander d’être concentré le jour J ce n’est pas mettre la pression, c’est juste demander d’être engagé,
D’avoir envie de bien faire,
De faire du mieux que l’on peut,
Et ça me semble normal.
Oui il y aura des mauvais tracés,
Oui il y aura des erreurs de parcours, etc…
Oui c’est frustrant pour le cavalier, l’entourage et le coach.
L’important pour moi n’est pas qu’ils gagnent mais qu’ils soient engagés pleinement dans ce qu’ils font.
Mais comme je l’ai dit la semaine dernière,
Si ce n’est pas le cas,
Au fond ce n’est pas si grave.
L’essentiel est d’en tirer des pistes de travail pour s’améliorer,
Et se faire encore plus plaisir la prochaine fois.
Cela m’amène tout de même à une réflexion :
Avant nous étions dans une pédagogie directive et dure.
Puis maintenant,
J’ai le sentiment que c’est l’inverse.
Il faudrait tout faire pour le client.
Si l’élève rate, le coach et le cheval sont souvent mis en cause.
Je ne suis pas d’accord avec ça.
Chacun a sa part de travail.
L’équitation, c’est aussi l’école de la vie.
Se responsabiliser, respecter les consignes, respecter le cheval…
Ce n’est pas que de la consommation.
Oui le principal est de se faire plaisir mais en respectant l’animal et le cercle qui nous entoure.
Tout en essayant de faire du mieux que l’on peut.
Il y a un juste milieu à trouver ![]()
Hélène
